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Sans accès direct aux câbles sous-marins, le Mali dépend de ses voisins pour acheminer son trafic vers les réseaux Internet internationaux. La nouvelle liaison avec le Sénégal ajoute un corridor à cette architecture.
Le Mali dispose désormais d’une nouvelle voie d’acheminement de son trafic Internet. La Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD-SA) et Sénégal Numérique (SENUM-SA) ont annoncé la mise en service à Kidira-Diboli, le lundi 5 octobre, d’une liaison en fibre optique reliant directement les réseaux dorsaux des deux pays.
Cette interconnexion permet au Mali, pays sans accès direct à la mer, de disposer d’une route supplémentaire connectée à des systèmes de câbles sous-marins passant notamment par le Cap-Vert et le Portugal. Elle diversifie les corridors numériques nationaux, offrant la possibilité de réorienter les flux en cas d’incident technique sur un autre axe terrestre.
Désenclavement et connexions internationales
Côté sénégalais, cette nouvelle liaison s’appuie sur un réseau qui dispose de plusieurs connexions internationales. Sénégal Numérique est notamment intégré au réseau national de fibre, tandis que le pays accueille plusieurs systèmes sous-marins, dont 2Africa, ACE et SAT-3. Pour le Mali, qui exploite parallèlement plus de 3500 km de fibre optique sur son propre territoire, l’interconnexion ouvre un accès terrestre supplémentaire à ces infrastructures et réduit sa dépendance à un seul itinéraire pour son trafic international.
La liaison a été réalisée dans le cadre du Réseau ouest-africain des backbones nationaux (ROA-BN). Elle concrétise une convention conclue par la SMTD-SA et Sénégal Numérique lors d’un atelier régional tenu les 9 et 10 avril 2026 au Sénégal. Le réseau régional prévoit d’interconnecter progressivement les infrastructures publiques de plusieurs pays afin de multiplier les routes de transmission et de renforcer la résilience des réseaux numériques en Afrique de l’Ouest.

