« Nous maîtrisons le processus de fabrication », affirme Gayane Faye, responsable du programme spatial sénégalais Sensat. À Montpellier, des ingénieurs sénégalais assemblent une partie d’un nanosatellite dans un laboratoire stérile, avant son envoi vers le Sénégal.
Le pays cherche ainsi à installer une capacité locale. Les équipes de Sensat avaient déjà construit Gaindesat-1A avec l’université de Montpellier, avant son lancement en 2024. Pour Gaindesat-1B, destiné à recueillir des données environnementales et climatiques, l’accompagnement extérieur a été supprimé.
Cette ambition s’inscrit dans un projet plus large porté par l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES). Son directeur général, Maram Kairé, affirme que le Sénégal veut fabriquer ses propres satellites, puis exporter son savoir-faire. L’agence a déjà lancé le premier observatoire d’astronomie et d’astrophysique du pays et prévoit un centre d’assemblage de microsatellites pour produire localement les futurs engins.
La dynamique porte désormais la fabrication de satellites africains, même si plusieurs composants et technologies restent acquis à l’étranger. Selon des données communiquées par Temidayo Oniosun, fondateur de Space in Africa, et relayées par BFMTV, les budgets spatiaux nationaux du continent atteignent 800 millions de dollars, contre moins de 300 millions en 2018 (AFP).

