Selon la liste actualisée de septembre 2026, le Sénégal compte le plus grand nombre d’établissements autorisés à proposer le système de paiement instantané de la BCEAO dans l’Union monétaire ouest-africaine.
Le Sénégal renforce sa position de leader dans le déploiement de la plateforme PI-SPI, le système de paiement instantané mis en place par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Selon le classement actualisé au 30 septembre 2026, le pays compte 43 établissements habilités à ouvrir au public ces services, soit près d’un quart des 175 participants actifs dans toute l’UEMOA (environ 24,6 %).
Cette avance significative place le Sénégal devant tous ses pairs régionaux. La Côte d’Ivoire le suit avec 38 participants, tandis que le Burkina Faso en dénombre 20, le Mali 19, le Bénin 18 et le Togo 17. Le Niger et la Guinée-Bissau complètent le classement respectivement avec 13 et 7 établissements habilités.
L’écosystème sénégalais s’articule autour d’acteurs variés. Le secteur bancaire domine avec la présence de banques locales telles que la Banque de l’Habitat du Sénégal, la Banque islamique du Sénégal, la Banque nationale pour le développement économique et la Banque agricole. Les géants régionaux comme Société Générale, Ecobank, UBA, Orabank et Coris Bank constituent également une part importante de cette liste.
Au-delà du secteur financier traditionnel, les acteurs non bancaires et les fintechs jouent un rôle majeur. Wave Digital Finance, Orange Finances Mobiles, Djamo SN, Julaya et SesaPay figurent parmi les opérateurs de monnaie mobile et de services financiers numériques autorisés. Les institutions de microfinance, notamment Baobab, Cofina et les unions d’épargne et de crédit comme l’UM-ACEP et l’UM-PAMECAS, complètent cet ensemble diversifié.
Cette composition révèle un marché particulièrement dynamique et pluraliste, où banques, opérateurs mobiles, entreprises technologiques et réseaux de microfinance convergent pour proposer des services de paiement instantané à leurs clientèles respectives. Cependant, l’autorisation administrative n’équivaut pas nécessairement à un déploiement effectif des services ni à leur adoption généralisée par le public, des aspects que la liste seule ne permet pas d’évaluer.

