Le Sénégal veut optimiser l’exploitation de ses ressources gazières offshore pour alimenter ses centrales électriques et ses industries. Le développement de gazoducs doit faciliter leur acheminement vers les consommateurs, et diversifier l’approvisionnement énergétique du pays.
Le Réseau gazier du Sénégal (RGS), opérateur chargé du développement et de l’exploitation du réseau de transport de gaz naturel, recherche des partenaires financiers pour mobiliser 530 millions d’euros (environ 595,5 millions USD) qui seront destinés à la construction de 3 tronçons de gazoducs. Présenté en début de semaine lors de l’African Energy Week (AEW) à Cape Town, le programme prévoit le démarrage des travaux en 2027 et la mise en service des infrastructures en 2029.
Pour attirer les investisseurs, la société publique propose une concession d’une durée de 15 ans renouvelable, et un cadre tarifaire libellé pour couvrir les dépenses d’investissement et d’exploitation. Le dispositif prévoit un taux de rentabilité interne de 20 %, selon son directeur général, Pape Momar Lo.
3 tronçons pour alimenter centrales et secteur industriel
Les 3 segments annoncés, baptisés Green, Blue et Orange, représentent au total 255 km de conduites. Le segment Green, évalué à 220 millions d’euros, couvrira 110 km et disposera d’une capacité de transport de 300 millions de pieds cubes standards par jour. Il doit acheminer les excédents de gaz du projet de liquéfaction Greater Tortue Ahmeyim (GTA) vers les réseaux Blue et Orange.

